La Bourse de Paris devrait connaître une légère pause ce mardi matin, après avoir atteint un nouveau sommet annuel la veille, soutenue par la dynamique des valeurs liées à la défense et à la sécurité.

Cette tendance s'inscrit dans un contexte de prévisions d'augmentation des dépenses militaires en Europe, alimentées par des tensions géopolitiques croissantes.
En revanche, Wall Street a subi des pertes significatives, le Dow Jones enregistrant une chute de 1,5 % et l'indice Nasdaq déclinant de plus de 2,6 %.
Ces baisses sont attribuées à l'entrée en vigueur de nouvelles surtaxes douanières sur les importations en provenance du Canada, du Mexique et de la Chine, qui ont suscité des inquiétudes parmi les investisseurs.
Malgré cette incertitude sur les marchés américains, les analystes estiment qu'il est probable que les investisseurs cherchent à propulser le CAC 40 vers un nouveau record.
Moins d'un an après avoir atteint son précédent pic, un dépassement des niveaux historiques serait interprété comme un signe de la volonté des investisseurs de prolonger le cycle haussier qui a débuté à la fin de l'année 2024.
Au-delà des enjeux géopolitiques, la capacité du marché parisien à atteindre de nouveaux sommets dépendra également de facteurs économiques.
La dynamique actuelle semble favorable pour l'Europe, notamment avec le lancement du projet de défense européenne autonome.
Ce projet incite les investisseurs à se tourner vers des actions du secteur de l'armement, telles que celles de Thales, Airbus ou Safran.
Hier, le CAC 40 s'est rapproché à moins de deux points de son zénith de 8259,2 points atteint en mai dernier.
Les investisseurs parient sur le fait que le renforcement des budgets militaires en Europe aura des retombées positives sur l'ensemble de l'économie.
De nombreuses innovations militaires, comme Internet, ont en effet eu des impacts significatifs sur le secteur civil.
Actuellement, le contrat futur sur l'indice CAC 40 recule de 0,82 % à 8145 points, laissant entrevoir une ouverture en baisse.
Depuis le début de l'année, le CAC 40 a enregistré une hausse de 11,1 %, surpassant ainsi le S&P 500, qui affiche une perte de 0,6 % pour l'instant en 2025, soit un écart de près de 12 points de pourcentage.
Du côté des entreprises, CANAL+ a annoncé qu'elle allait demander un délai supplémentaire de six mois pour obtenir l'approbation des autorités réglementaires concernant son rapprochement avec le géant sud-africain de la télévision payante, MultiChoice.
Cette opération représente la plus importante acquisition de l'histoire du groupe audiovisuel français.
Par ailleurs, EURAZEO a révélé avoir levé 300 millions d'euros pour un fonds dédié aux transitions environnementales.
L'entreprise a également réalisé son premier investissement dans une société spécialisée dans la lutte antiparasitaire agricole.
Enfin, VINCI a annoncé avoir remporté un contrat de 92,4 millions d'euros pour l'amélioration d'un réseau de distribution d'eau en Ouganda, renforçant ainsi sa présence sur le marché international des infrastructures.
Ces développements témoignent d'une dynamique active sur le marché parisien, alors que les investisseurs continuent de naviguer dans un environnement économique complexe.
La séance de la veille à Wall street
Hier, les marchés américains ont terminé dans le rouge, influencés par un indice ISM manufacturier décevant et l'annonce de droits de douane par Donald Trump sur le Canada, la Chine et le Mexique.
Le Dow Jones a perdu 1,48% et le Nasdaq 2,64%.
Les taux d'intérêt à long terme et les prix du pétrole ont également baissé, l'Opep+ prévoyant d'augmenter sa production en avril.
Microchip a annoncé une réduction de 2000 postes, entraînant des coûts de 30 à 40 millions de dollars, après des résultats décevants liés à la faiblesse de ses marchés.
L'indice des directeurs d'achat manufacturier aux États-Unis a été de 50,3 en février, tandis que les dépenses de construction ont baissé de 0,2%.
Parmi les entreprises à suivre, Microchip prévoit des économies de 90 à 100 millions de dollars grâce à ses réductions d'effectifs.
Spirit Aerosystems a enregistré une perte d'exploitation de 577 millions de dollars au quatrième trimestre 2024, tandis qu'XPeng a vu ses livraisons de véhicules électriques augmenter de 570% en février, atteignant 30 453 unités.
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