Les indices boursiers européens sont en baisse ce vendredi midi, suite à des préoccupations qui sont apparues jeudi concernant les risques liés aux obligations de la Deutsche Bank.
Les primes d'assurance pour les dettes émises par la banque allemande, également connues sous le nom de "credit default swaps", ont fortement augmenté.
Deutsche Bank chute à Francfort et entraîne l'ensemble du compartiment bancaire européen
La Deutsche Bank a annoncé vendredi qu'elle rachètera pour 1,5 milliard d'euros d'obligations arrivant à échéance début 2028, le 24 mai prochain.
L'action de la Deutsche Bank est en baisse de plus de 12% à 8,20 euros, en raison de l'augmentation significative du prix de ses "Credit default swaps (CDS)", qui sont des instruments de couverture contre le risque de défaut.
Cette situation entraîne une baisse des valeurs bancaires européennes, notamment la Société Générale qui enregistre la plus forte baisse du CAC 40.
La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a essayé de rassurer les marchés mercredi soir, alors que les régulateurs financiers américains se tiennent prêts à prendre des mesures supplémentaires si nécessaire pour stabiliser les banques américaines.
Selon Blekemolen, Yellen a affirmé mercredi qu'elle n'avait ni envisagé ni discuté d'une couverture globale des dépôts, sans l'approbation du Congrès.
Vers midi, le CAC 40 a chuté en dessous des 7000 points, atteignant 6984 points, soit -2,10%, tandis que l'Eurostoxx 50 perd 2,21% à 4 114,35 points.
L'indice paneuropéen Europe STOXX 600 a chuté de 1,5% à 435 points, le DAX de 2,10% à 14888 points, tandis que le FTSE britannique perd 1,9% à 7359 points.
Du côté des valeurs, les banques européennes sont confrontées à un nouvel accès de méfiance à la veille du week-end.
Société Générale est la plus touchée avec une baisse de 7,50% à 19,60 euros, suivie de BNP Paribas avec une baisse de 7% à 49,50 euros et de Crédit Agricole avec une baisse de près de 4% à 9,75 euros.
La plus forte baisse parmi les banques européennes est enregistrée par Deutsche Bank, avec une chute de 12,20% à 8,20 euros.
Cette baisse fait suite à une forte augmentation du coût de l'assurance contre son risque de défaillance, ce qui témoigne de l'inquiétude des investisseurs à son égard.
Hors secteur bancaire, Casino chute de 9% et la société-mère de Casino, Rallye, subit une chute libre en bourse.
Son action a encore baissé de 12% ce vendredi, à 1,60 euro, après avoir perdu plus de 10% jeudi et plongé de près de 35% au plus bas de la séance.
Sur un an, l'action a perdu plus de la moitié de sa valeur.
Moody's, l'agence de notation financière, a abaissé hier soir sa note de crédit sur le distributeur, détenu à 52,3% de son capital par Rallye, de "B3" à "Caa1", avec une perspective négative.
Dans l'activité économique, d'après une première estimation de S&P Global, l'activité dans le secteur privé de la zone euro a été plus dynamique que prévu en mars.
De même, en Allemagne, l'activité dans le secteur privé a dépassé les prévisions pour le mois de mars, selon la même estimation.
Aux États-Unis, les commandes de biens durables pour le mois de février seront dévoilées à 13h30.
Les premières estimations des indices des directeurs d'achat pour les secteurs manufacturier et des services en mars seront également présentées à 14h45.
Les contrats à terme sur le maché américaine chutent alors que les inquiétudes sur le système bancaire augmentent
Les contrats à terme américains étaient en baisse vendredi, le Dow Jones perdant près de 300 points, le S&P 500 0,7 % et le Nasdaq 100 0,4 %, sur fond de nouvelles inquiétudes concernant le système bancaire mondial.
Les actions des banques ont été soumises à une forte pression pendant les premières heures du marché, avec Bank of America, Wells Fargo, JPMorgan Chase et Citigroup qui ont toutes chuté.
Les actions cotées en bourse de Deutsche Bank ont chuté de près de 8 % avant la séance, après que la banque a déclaré qu'elle rachèterait 1,5 milliard de dollars d'obligations de niveau 2 arrivant à échéance en 2028 et que ses swaps de défaut de crédit ont atteint leur niveau le plus élevé depuis qu'ils ont été introduits en 2019.
Au même moment, Bloomberg a rapporté qu'UBS et Credit Suisse font l'objet d'un examen minutieux dans le cadre d'une enquête du ministère américain de la Justice visant à déterminer si des professionnels de la finance ont aidé des oligarques russes à se soustraire aux sanctions.
Les actions bancaires ont baissé même après que la secrétaire d'État au Trésor, Mme Yellen, a déclaré qu'elle était prête à prendre de nouvelles mesures pour protéger les dépôts si nécessaire.
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