L'euro s'est orienté à la hausse cet après-midi sur les propos du président de la Banque Centrale Européenne qui s'exprimait devant la presse à Francfort depuis 14h30.

L'euro a ainsi rebondi dans un premier temps sur 1,0568 vers 14h38 avant de retomber sur 1,0544 puis de rebondir à partir de 14h45, franchissant à la hausse la ligne de 1,06 dollar et évoluant désormais sur 1,0608.
Mario Draghi a souligné qu'un degré substantiel de politique monétaire très accommodante restait nécessaire pour assurer un retour des taux d'inflation vers des niveaux inférieurs mais proches à 2%, « sans trop tarder ».
Draghi rappelait aussi que la hausse de l'inflation apparente se devait en partie à la progression des prix d'éléments volatils tels que l'énergie ou l'alimentation.
La BCE a par ailleurs relevé ses prévisions de croissance pour la zone euro de 1,7 à 1,8% pour 2017, de 1,6 à 1,7% pour 2018 mais a laissé inchangée celle correspondant à 2019, à 1,6%.
Draghi a expliqué que la situation économique actuelle n'était plus aussi préoccupante et n'impliquait plus de prendre de mesures urgentes, la phrase « le Conseil des gouverneurs agira en utilisant tous les instruments à sa disposition dans le cadre de son mandat » ayant d'ailleurs été retirée du communiqué de la BCE.
Le président de la BCE a rappelé que les réformes structurelles restent indispensables et que des efforts plus importants en ce sens étaient nécessaires dans tous les pays de la zone euro.
Draghi a a également indiqué qu'une nouvelle opération de TLTRO n'était pas envisageable et qu'aucun membre du Conseil des Gouverneurs n'avait ressenti le besoin d'évoquer cette possibilité.
A 13h45, heure de Paris, ce jeudi, la BCE avait annoncé le maintien de ses taux en l'état et avait expliqué dans son communiqué que : « en ce qui concerne les mesures non conventionnelles de politique monétaire, le Conseil des gouverneurs confirme, d'une part, qu'il poursuivra ses achats au titre du programme d'achats d'actifs (asset purchase programme, APP) au rythme mensuel actuel de 80 milliards d'euros jusqu'à la fin du mois et, d'autre part, qu'à partir d'avril 2017, les achats nets d'actifs devraient continuer à hauteur de 60 milliards d'euros par mois jusque fin décembre 2017 ou au-delà, si nécessaire, et, en tout cas, jusqu'à ce que le Conseil des gouverneurs observe un ajustement durable de l'évolution de l'inflation conforme à son objectif ».
Le communiqué de la BCE ajoutait que « les achats nets s'effectueront en parallèle avec des réinvestissements des remboursements au titre du principal des titres arrivant à échéance acquis dans le cadre de l'APP.
Si les perspectives deviennent moins favorables ou si les conditions financières ne permettent plus de nouvelles avancées vers un ajustement durable de l'évolution de l'inflation, le Conseil des gouverneurs se tient prêt à accroître le volume et/ou à allonger la durée du programme ».
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