Après un gain de 13,3% en deux jours, la bourse recule jeudi matin. Le Sénat américain a finalement voté, dans la nuit, son fameux plan de soutien.

Mais l’attention se porte désormais sur l’impact réel de la pandémie de coronavirus sur l’économie, et notamment sur l’envolée prévisible des inscriptions au chômage.
En effet, la tendance négative du matin est à mettre sur le compte de la propagation quasi incontrôlée du virus aux Etats-Unis et en particulier à New York, qui se confine de plus en plus.
Les investisseurs attendent surtout avec anxiété les derniers chiffres des demandes hebdomadaires d'allocations chômage outre-Atlantique, qui "sont susceptibles de dépasser largement la barre du million", a relevé Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.
Dans ce contexte, la bourse de paris renouait avec les pertes (-2,69%) jeudi matin, à 09H20, l'indice CAC 40 reculait de 119,08 points à 4,313,22 points.
La veille, il avait fini en nette hausse de 4,47%.
BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale accusent des replis de 2% à 3,5%, Berenberg ayant abaissé ses objectifs de cours sur les titres des trois banques.
De son côté, Natixis abandonne plus de 4%.
Seuls Airbus, Capgemini, carrefour, Legrand, pernod ricard et schneider electric échappent à la baisse du Cac 40.
Le FTSE 100 a perdu plus de 170 points, soit 3 %, jeudi, après avoir progressé durant deux séances consécutives et dans un contexte de crainte d'une grave récession mondiale, l'épidémie de virus ayant forcé plusieurs pays à déclarer des blocages économiques à l'échelle nationale.
Le DAX 30 a chuté de près de 2 %, après deux séances de gains, alors que les investisseurs surveillent l'impact négatif de la pandémie de Covid-19.
Le nikkei 225 clôture en forte baisse de 4,5%
Le nikkei 225 a plongé de 882 points, soit 4,5 %, pour clôturer à 18 664 jeudi, sur fond d'inquiétudes quant à une hausse probable des demandes d'allocations de chômage aux Etats-Unis, qui sera publiée plus tard dans la journée.
Pendant ce temps, Kyodo News a rapporté que le gouvernement japonais se préparait à mettre en place un quartier général spécial sur le virus dès jeudi après-midi, une étape qui pourrait préparer le terrain pour déclarer l'état d'urgence sur l'épidémie.
L'indice composite de Shanghai a terminé en baisse de 17 points, soit 0,6 %, à 2 765 jeudi, les risques d'épidémies sporadiques persistent également en Chine, même après que l'épidémie se soit arrêtée à Hubei et à Wuhan.
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