Les bourses européennes ont fini en baisse mercredi, la dégradation de la situation économique due au coronavirus qui continue de faire de plus en plus de victimes dans le monde ayant incité les investisseurs à se tourner vers les actifs jugés moins risqués.

Les investisseurs craignent un certain nombre d'avertissements sur les bénéfices des entreprises, en Europe comme aux Etats-Unis, voire des faillites.
Les analystes tablent sur une chute de 21,9% des bénéfices du Stoxx 600 au deuxième trimestre et de 9,6% pour le S§P-500 selon le consensus IBES Refinitiv.
Au moment de la clôture en Europe, wall street évoluait en repli, le Dow Jones reculant de 3,41%, le Standard'Poor's 500 de 3,68% et le nasdaq composite de 2,87%.
La bourse de paris est restée sous tension mercredi, incapable de marquer un rebond durable devant les sombres statistiques économiques et les incertitudes entourant l'évolution de l'épidémie de Covid-19.
Les actions françaises en baisse après les mauvaises statistiques du PMI
L'indice CAC 40 a clôturé en baisse de 188,88 points à 4207,24 points, dans un volume d'échanges soutenu de 4,5 milliards d'euros.
La veille, il avait fini en modeste hausse de 0,40%.
Société Générale a lâché 9,53% après avoir suspendu ses prévisions pour 2020 et annoncé qu'elle ne verserait pas de dividende au titre de l'exercice 2019 conformément aux demandes de la banque centrale européenne (BCE).
Natixis, qui a également renoncé à son dividende, plonge de 13,31%.
Cette chute de l'indice cac40 intervient après une hausse de 0,4 % lors de la séance précédente et après que l'activité manufacturière française et en zone euro se soit contractée au mois de mars au rythme le plus rapide depuis plus de sept ans, selon une enquête mensuelle d'IHS Markit.
Cette baisse fait suite aux fermetures d'usines dues à l'épidémie de covid-19, le pays restant fermé pour freiner la propagation des maladies.
Le niveau de ces indices en zone euro préfigure une baisse annuelle de la production industrielle proche des 10 %, et la plus forte chute de celle-ci depuis la crise financière de 2009, estime Chris Williamson, Chief Business Economist à IHS Markit
Les actions britanniques finissent en baisse en partie à cause des banques
Le FTSE 100 a plongé de 217 points, soit 3,8 %, pour terminer à 5 455 mercredi, son plus bas niveau de clôture en une semaine.
Les actions des bancaires ont été parmi les moins performantes après avoir été obligées d'annuler le paiement des dividendes et des bonus pendant la pandémie de coronavirus suite à une recommandation de la Banque d'Angleterre.
Pendant ce temps, les dernières données confirment que le secteur manufacturier britannique s'est fortement contracté en mars, le sentiment des entreprises tombant à un niveau historiquement bas, au milieu des efforts pour contenir la propagation de Covid-19.
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