Les principaux indices boursiers américains ont de nouveau inscrit des records lundi, portant à 30 le nombre de sommets historiques atteints par le S&P 500 cette année.

Dans un marché dopé par le secteur technologique, le S&P 500 a progressé de 0,7% tandis que le Nasdaq a grimpé de 0,9%, signant sa 6ème séance consécutive de clôture sur un plus haut historique.
Le Dow Jones n'est pas en reste avec un gain de 189 points.
Ce rallye intervient malgré la récente remontée des rendements obligataires, signe d'un certain appétit pour le risque chez les investisseurs.
Les valeurs technologiques ont en effet tiré la tendance, à l'image des poids lourds Apple (+2%) et Microsoft (+1,3%).
Le constructeur de véhicules électriques haut de gamme Tesla a aussi brillé avec un bond de 5,3%.
Seul le fabricant de puces Nvidia a marqué le pas, reculant de 0,6% après des rumeurs sur un éventuel rééquilibrage désavantageux dans un ETF technologique.
Les opérateurs ont par ailleurs guetté avec intérêt les premiers signaux de la réunion de la Réserve fédérale fin juillet.
Une série de discours de membres de l'institution est en effet prévue cette semaine, à l'heure où les spéculations vont bon train sur un éventuel assouplissement monétaire à venir face au ralentissement économique.
Du côté des indicateurss, une nouvelle rassurante est venue de la région de New York où l'indice manufacturier s'est redressé à -6 en juin, contre -15,6 le mois précédent.
Pour l'heure, les derniers chiffres sur l'activité manufacturière dans la région de New York ont dépassé les attentes, tout en continuant d'afficher une contraction.
Un signe que le ralentissement économique semble toujours à l'oeuvre malgré quelques lueurs d'optimisme.
Les investisseurs resteront également attentifs aux statistiques sur les ventes au détail, la production industrielle et les indices PMI manufacturiers, au menu cette semaine.
Les Bourses européennes retrouvent des couleurs
Après les soubresauts enregistrés la semaine dernière, marqués par l'annonce d'élections législatives anticipées en France, les marchés actions européens ont renoué avec des territoires positifs ce lundi, même si le regain d'optimisme reste fragile.
Cette agitation faisait suite à la convocation du corps électoral français pour renouveler son Assemblée nationale, suscitant la crainte d'une possible victoire des partis extrémistes.
Dans la foulée, l'indice de volatilité de l'EuroStoxx 50 s'était envolé tandis que l'écart entre les taux souverains allemands et français s'était creusé.
A la clôture, un timide rebond s'est dessiné, à l'image du CAC 40 parisien qui a regagné 0,91% et du Dax allemand en hausse de 0,4%.
Au niveau paneuropéen, l'EuroStoxx 50 a progressé de 0,86%.
Cependant, cette embellie reste fragile, beaucoup d'interrogations planant encore sur l'issue du scrutin français le 7 juillet prochain.
De plus, l'indice londonien a cédé 0,06%, pénalisé par le compartiment des services aux collectivités.
Du côté des actions, EssilorLuxottica (+2,64%) a figuré parmi les plus fortes hausses du CAC 40, dopé par un relèvement de recommandation d'UBS.
Le broker estime que le lunetier devrait bénéficier d'une accélération de sa croissance à 6% cette année.
Côté défense, Thales (+1,33%) a annoncé un partenariat avec le CEA dans l'intelligence artificielle générative.
Air France-KLM a reculé de 2,24%, les Jeux Olympiques de Paris ne devant pas doper son trafic selon ses prévisions.
Le rebond a en revanche profité à l'équipementier sportif Adidas (-2,58%), malgré des soupçons de corruption en Chine.
ING (+2,84%) a été soutenu par ses objectifs de croissance des revenus de 4 à 5% par an jusqu'en 2027.
L'assureur danois Topdanmark s'est envolé de 22,24% suite à une offre de rachat finlandaise.
Sur le front macroéconomique, les coûts salariaux ont poursuivi leur envolée dans la zone euro, grimpant de 5,1% sur les trois premiers mois de l'année.
Un rythme qui conforte les craintes d'une persistance de l'inflation.
Au final, malgré le rebond de ce lundi, l'horizon reste chargé d'incertitudes pour les Bourses européennes.
La première d'entre elles concerne l'issue des législatives françaises et leurs potentielles répercussions économiques et politiques.
Les investisseurs devront donc rester vigilants pour naviguer sur ces marchés encore agités.
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