Les marchés actions américains ont connu une fin de semaine mitigée vendredi. Bien que clôturant en légère baisse sur la séance, les principaux indices ont enregistré des gains hebdomadaires substantiels.

À la cloche de clôture, le S&P 500, baromètre de référence de la Bourse de New York, a reculé de 0,1% à 4 348 points, soit juste en dessous de son record historique établi la veille.
Le Nasdaq à forte coloration technologique a cédé 0,2% et le Dow Jones a lâché 87 points (-0,25%) à 33 426 points.
Ces replis modérés font suite à la publication du solide rapport sur l'emploi américain en mai.
Avec 272 000 créations de postes non agricoles le mois dernier, très au-dessus du consensus, les craintes de ralentissement économique se sont quelque peu estompées.
Cependant, cette bonne nouvelle a aussi alimenté les spéculations sur un potentiel report du prochain allègement monétaire de la Réserve fédérale.
Sur l'ensemble de la semaine écoulée, la tendance est restée résolument positive pour Wall Street.
Le S&P 500 affiche un gain hebdomadaire de 1,1%, le Nasdaq de 1,6% et le Dow Jones de 0,5%.
Une performance rendue possible par le regain d'optimisme autour des dossiers de l'inflation et de la crise de la dette.
Côté valeurs, les secteurs de la finance, de l'industrie et de la technologie sont en tête des gains, tandis que l'immobilier, les matériaux et les services publics sont les moins performants.
Parmi les grandes capitalisations, Microsoft, Nvidia et Meta ont perdu 0,1 % chacune, Amazon a reculé de 0,3 % et Alphabet a chuté de 1,3 %, tandis qu'Apple a progressé de 1,5 %.
Les Bourses européennes terminent la semaine dans le rouge
Les marchés actions du Vieux Continent ont fini la semaine en territoire négatif.
Un fait marquant est venu secouer la séance de vendredi : la publication des chiffres sur l'emploi américain au mois de mai.
Contre toute attente, l'économie des États-Unis a surpris par sa vigueur avec 272 000 créations d'emplois et un taux de chômage de 4%, bien supérieurs aux prévisions respectives de 182 000 nouveaux postes et 3,9%.
Dans la foulée, les grands indices européens ont plié.
Le CAC 40 a abandonné 0,48% à 8001,80 points tandis que l'EuroStoxx 50 a lâché 0,31% à 5053,32 points.
Du côté des valeurs, des trajectoires opposées sont à souligner.
La biotech Exosens a réalisé une entrée en bourses réussie, ses promesses d'actions bondissant de 12,50% à 22,25 euros.
A l'inverse, Endesa a figuré parmi les plus lourdes baisses de l'indice espagnol Ibex35, pénalisée par un abaissement de recommandation d'UBS.
Le groupe électricité-gaz a reculé de 1,44% à 18,44 euros.
Le spécialiste français des principes actifs pharmaceutiques Euroapi a pour sa part essuyé la plus forte baisse du SBF120, plongeant de 17,89% à 3,19 euros.
La société a annoncé faire appel à un mandataire ad hoc pour l'accompagner sur le financement de son projet stratégique Focus-27, suscitant de nouvelles craintes chez les investisseurs.
Sur le front statistique, les données d'avril ont montré un creusement du déficit commercial en France.
Le PIB de la zone euro et de l'UE a progressé de 0,3% au 1er trimestre selon Eurostat, tandis que la production industrielle allemande a reculé sur un mois.
Outre-Atlantique, si l'économie US a créé 272 000 emplois, son taux de chômage a légèrement augmenté à 4%.
Fait notable, les salaires ont progressé de 4,1% sur un an, au-delà des attentes.
0 Commentaire