Les marchés boursiers américains ont connu une journée difficile mercredi, marquée par une baisse significative des principaux indices.

Le Dow Jones Perd Plus de 400 Points dans une Session Tumultueuse
A la clôture, le Dow Jones a perdu plus de 400 points, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq ont respectivement reculé de 0,7 % et 0,6 %.
Cette chute a été principalement alimentée par la hausse des rendements obligataires, qui a freiné l'appétit pour le risque des investisseurs après une vente aux enchères décevante de la dette publique.
L'échec de cette vente a exacerbé les craintes que la Réserve fédérale puisse maintenir les taux d'intérêt à des niveaux élevés plus longtemps que prévu.
Cette inquiétude a été renforcée par une amélioration inattendue de la confiance des consommateurs américains en mai, suggérant une économie encore robuste et susceptible de justifier un resserrement monétaire prolongé.
Les rendements des bons du Trésor américain ont grimpé, entraînant une baisse de l'attrait des actions.
Les investisseurs craignent que des rendements plus élevés ne deviennent la norme, augmentant ainsi le coût du financement pour les entreprises et réduisant les marges bénéficiaires.
Cette dynamique a mis les marchés sous pression, les poussant à la baisse tout au long de la journée.
Sur le front des entreprises, American Airlines a vu son action plonger de 13,5 % après avoir revu à la baisse ses perspectives de ventes, évoquant des préoccupations sur la demande future et les coûts opérationnels.
UnitedHealth a également souffert, enregistrant une baisse de 3,7 % à la suite des commentaires de sa direction concernant son activité Medicaid, qui ont suscité des inquiétudes parmi les investisseurs.
Cependant, tout n'était pas sombre.
Nvidia a poursuivi son rallye impressionnant, gagnant 0,8 % et accumulant une hausse de près de 20 % depuis la publication de ses résultats financiers, qui ont dépassé les attentes du marché.
Les perspectives optimistes de Nvidia ont attiré les investisseurs, contrastant avec le climat général de pessimisme.
Attente des Résultats de Salesforce
Les yeux des investisseurs étaient également tournés vers Salesforce, dont les résultats trimestriels devaient être publiés après la clôture des marchés.
Les attentes étaient élevées, et les résultats de cette entreprise technologique pourraient influencer les tendances du marché dans les jours à venir.
La hausse des taux d'intérêt obligataires et l'inflation allemande plombe les marchés européens
Les marchés boursiers européens ont terminé en baisse jeudi, tandis que Wall Street était également en recul à mi-séance.
La montée des rendements obligataires, exacerbée par les incertitudes concernant le rythme de l'assouplissement monétaire des principales banques centrales, a pesé lourdement sur les échanges en Europe et aux États-Unis.
Mercredi, les rendements des bons du Trésor américain ont atteint un sommet de six semaines.
Cette hausse a été provoquée par une amélioration inattendue de la confiance des consommateurs aux États-Unis en mai et par les propos du gouverneur de la Fed, Neel Kashkari, lors d'une interview mardi, qui ont stimulé le marché obligataire outre-Atlantique.
En outre, la publication des chiffres préliminaires de l'inflation en Allemagne n'a pas apporté de soulagement.
Ces données ont montré une augmentation plus importante que prévu des prix à la consommation, renforçant ainsi les rendements obligataires dans la zone euro.
En Europe, tous les grands indices boursiers ont clôturé en baisse, avec le CAC 40 en tête des pertes sur les places financières du Vieux Continent.
À Paris, le CAC 40 a chuté de 1,52% pour finir à 7935 points, atteignant presque son plus bas niveau en un mois.
Cette baisse a été alimentée par la hausse des rendements obligataires après les nouvelles données économiques américaines et les commentaires optimistes de la Fed, qui ont ravivé les préoccupations concernant le calendrier des réductions de taux.
Le FTSE britannique a reculé de 0,85%, tandis que le DAX allemand a perdu 1,09%.
L'indice EuroStoxx 50 a cédé 1,27%, le FTSEurofirst 300 a diminué de 1% et le Stoxx 600 a baissé de 1,06%.
Dans le secteur des valeurs, le luxe, particulièrement sensible aux conditions de crédit, a été fortement touché.
Les perspectives d'emprunt restrictives, accentuées par les récents avertissements de grandes marques comme Kering et Chanel, ont intensifié la pression à la vente.
Kering a enregistré une baisse de 2,3%, suivi de près par LVMH avec une perte de 2,2% et Hermès en recul de 1,6%.
Parmi les autres actions affectées par les conditions de marché défavorables, on peut citer Edenred, en baisse de 4,2%, ArcelorMittal, qui a perdu 3%, et STMicroelectronics, en recul de 2,7%.
Le retard dans le rachat de La Poste Telecom par Bouygues a également pesé sur l'action du groupe, qui a chuté de 1,28% pour s'établir à 35,51 euros.
À l'inverse, l'action Renault a bondi de 3,2%, atteignant son plus haut niveau depuis octobre 2019, après que Goldman Sachs a relevé sa recommandation de "neutre" à "achat", soulignant des opportunités significatives dans le cycle des produits.
LDC a progressé de 1,02% à 149 euros après avoir annoncé l'entrée en négociation exclusive avec le groupe Pierre Martinet pour l'acquisition de 100% du capital.
Sur le plan économique, la confiance des consommateurs français en mai 2024 s'est établie à 90, légèrement en dessous de la prévision de 91.
En Allemagne, l'inflation annuelle a atteint 2,4% en mai, conformément aux attentes, selon une première estimation.
En avril, elle était de 2,2%.
L'inflation IPCH, qui permet la comparaison avec les autres pays européens, s'est élevée à 2,8%, dépassant légèrement le consensus de 2,7% et accélérant par rapport au taux de 2,4% enregistré en avril.
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