Les marchés actions américains ont grimpé lundi, les investisseurs se positionnant avant les grandes échéances de la semaine.

À commencer par la très attendue décision de politique monétaire de la Réserve fédérale, mercredi.
Si le statu quo sur les taux devrait prévaloir, les opérateurs scruteront avec une attention redoublée les nouveaux éléments d'orientation sur le rythme du resserrement monétaire à venir.
Les statistiques mensuelles sur l'inflation pour mai, jeudi, seront également décortiquées avec une attention toute particulière.
Face à la persistance de la hausse des prix, la Fed pourrait en effet être contrainte de relever davantage ses taux dans les mois à venir.
Dans ce contexte d'anticipations fiévreuses, la cote a évolué en ordre dispersé à Wall Street.
Le Dow Jones a avancé de 0,18% à 33630 points, le S&P 500 a gagné 0,26% à 4292 points, et le Nasdaq Composite a progressé de 0,3% à 13245 points.
Au tableau d'honneur, les valeurs liées à l'énergie et les services aux collectivités ont mené la danse haussière.
A contrario, les financières et les biens de consommation courante ont pesé sur la tendance.
Parmi les poids lourds de la cote, les géants de la tech ont fait bonne figure, portés par les espoirs d'accalmie sur le front des taux.
Microsoft, Nvidia, Amazon, Alphabet et Meta Platforms ont ainsi engrangé des gains allant de 0,5% à 2%.
Seul Apple a fait grise mine, reculant de 1,9%.
Sur le front des valeurs, Planet Fitness a flambé de 4,6%.
Le courtier Jefferies a relevé sa recommandation, soulignant le potentiel de redressement avec l'arrivée aux commandes d'un nouveau directeur général.
Southwest Airlines a également bondi de 7% après l'entrée au tour de table du fonds activiste Elliott Management, à hauteur de 1,9 milliard de dollars.
A contrario, le producteur de puces AMD a dérapé de 4,5%, pénalisé par la dégradation d'opinion de Morgan Stanley qui est passé de "surpondérer" à "pondération neutre" sur le dossier.
Le CAC 40 termine dans le rouge, le secteur bancaire dévisse
En ce lundi, une ambiance morose a plané sur les marchés boursiers européens, ternis par l'inquiétude ambiante.
À l'orée d'une période d'incertitude politique caractérisée, les investisseurs ont fait montre d'appréhension quant à la situation budgétaire française.
Cette dernière vient en effet d'essuyer un revers de la part de l'agence de notation S&P, qui a dégradé sa note de crédit.
Sur le Vieux Continent, la place parisienne a payé un lourd tribut, accusant un repli de 1,35%, soit bien plus que ses homologues européennes.
Francfort a essuyé une perte de 0,34%, tandis que Madrid, Milan et Londres ont respectivement cédé 0,42%, 0,34% et 0,20%.
Outre-Rhin, le SMI a reculé de 0,95%.
Incontestablement, ce sont les valeurs tricolores qui ont essuyé les plus lourdes pertes au sein de l'indice paneuropéen Stoxx 600.
La banque Société Générale a dévisé de 7,46%, talonnée par BNP Paribas (-4,76%) et Crédit Agricole (-3,59%).
En outre, les mastodontes Hermès et LVMH ont respectivement abandonné 3,2% et 2,3%.
Cependant, toutes les entreprises hexagonales n'ont pas subi les affres de la tendance baissière.
Lagardère, qui vient de boucler avec succès le refinancement de sa dette financière, a limité les dégâts avec un repli de 1,58% à 21,75 euros.
Cette opération fait suite au rachat effectif de Lagardère SA par Vivendi SE en novembre 2023, entraînant le remboursement anticipé d'une grande partie de la dette du groupe, soit 1,2 milliard d'euros, financé par un prêt consenti par Vivendi d'un montant maximal de 1,9 milliard d'euros.
À contrario, Eramet a émergé en tête de peloton du SBF 120, engrangeant 3,82% à 114,10 euros, parachevant ainsi sa 4ème séance haussière consécutive.
Euroapi a également rebondi de 3,70% à 3,30 euros, se remettant de la glissade de 17,9% essuyée vendredi.
Le spécialiste des principes actifs a en effet décidé de se faire épauler par un mandataire ad hoc dans les discussions relatives au financement à moyen et long terme de son projet stratégique Focus-27.
Parallèlement, les valeurs automobiles ont affiché une belle tenue, à l'image de Valeo, Michelin, Renault et Stellantis.
Pour alimenter ces bolides, TotalEnergies a repris 0,23%, profitant du rebond du baril de Brent au-delà des 81 dollars.
Dans l'actualité corporate, Airbus a annoncé la signature d'un contrat avec l'opérateur émirati Yahsat pour la construction de deux nouveaux satellites de télécommunications géostationnaires.
Par ailleurs, Bruxelles a entériné le rachat conjoint de Mayakan Pipeline par Engie et Macquarie.
Enfin, SNCF Energie a conclu un contrat d'achat direct d'électricité verte d'une durée de 25 ans avec Neoen.
Côté statistiques, l'indice Sentix de confiance des investisseurs a progressé pour le 8ème mois consécutif, passant de -3,6 à +0,3 entre mai et juin, soit au-delà des attentes.
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