La Bourse de New York a clôturé sans direction claire lundi. Initialement pénalisés par des indicateurs d'activité manufacturière décevants aux États-Unis, les indices se sont repris en fin de séance.

Le Dow Jones a terminé dans le rouge (-0,30%), tandis que le Nasdaq et le S&P 500 ont progressé respectivement de 0,56% et 0,11%.
Du côté des valeurs, les actions ont montré leur résilience, portées par les grandes technologies comme Nvidia (+4,90%) qui a présenté une nouvelle puce IA.
D'autres comme AMD (-2,01%) ont dévoilé de nouveaux produits pour tenter de rattraper Nvidia.
Les valeurs cycliques sensibles à la conjoncture comme Dow, Caterpillar et Home Depot ont pesé sur le Dow Jones.
Sur le front des "meme stocks", GameStop a fait sensation avec une envolée de 21% dans le sillage d'un nouveau post sur Reddit de l'investisseur culte Keith Gill ("Roaring Kitty") révélant une position massive sur le dossier, entraînant dans son sillage AMC et Reddit.
Une brève chute technique du cours de Berkshire Hathaway a également causé quelques remous temporaires.
Dans l'actualité économique, l'indice ISM manufacturier s'est révélé plus faible que prévu, suscitant des inquiétudes quant à la solidité de l'économie américaine.
Cela a fait baisser les rendements obligataires, certains investisseurs se réorientant vers les obligations.
Au cours des prochains jours, les opérateurs surveilleront de près les prochains indicateurs économiques majeurs à l'image des créations d'emplois, des ouvertures de postes vacants ou encore de l'indice PMI des services.
Autant de statistiques clés qui permettront d'y voir plus clair sur les prochains arbitrages de politique monétaire de la Banque centrale américaine.
L'Europe termine en ordre dispersé après les PMI
Les Bourses européennes ont clôturé de manière mitigée lundi.
Cette évolution s'inscrit dans un contexte d'optimisme lié à la première baisse attendue des taux d'intérêt de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi.
Il est largement anticipé que la BCE réduira son taux directeur de 25 points de base à 3,75% jeudi.
Cependant, les derniers chiffres ont révélé une inflation persistante dans la zone euro, semant le doute sur une série de baisses rapides.
Les marchés s'attendent désormais à un assouplissement de moins de 60 points de base cette année.
Le sentiment positif est porté par l'accélération de l'activité manufacturière en Chine et des signes d'amélioration dans le secteur manufacturier de la zone euro.
À Paris, le CAC 40 a réussi à inscrire un modeste gain de 0,06%, finissant à 7,998 points.
Outre-Manche, le Footsie londonien a lâché 0,10%.
De l'autre côté du Rhin, le Dax allemand s'est mieux comporté, avançant de 0,61%.
Sur le vieux continent, les autres indices de référence ont également évolué en rangs dispersés.
L'EuroStoxx 50 des grandes valeurs de la zone euro a progressé de 0,43%, tandis que le FTSEurofirst 300, plus large, a pris 0,31%.
Le Stoxx 600 pan-européen a quant à lui grappillé 0,33%.
Cette séance hésitante témoigne des interrogations persistantes des investisseurs sur les prochaines décisions de politique monétaire des banques centrales, et notamment de la Banque Centrale Européenne jeudi.
Du côté des valeurs, GSK a enregistré la plus forte baisse de l'indice Footsie 100, son action chutant de 9,34%, après qu'un tribunal du Delaware a autorisé 70 000 plaintes contre son médicament Zantac, accusé d'être cancérigène.
GSK conteste cette décision et annonce faire appel, rappelant une précédente décision rejetant des allégations similaires.
L'action Atos a plongé de 18,31% après être tombée à un plus bas historique, le groupe examinant deux offres révisées de restructuration financière, d'EPEI/Daniel Kretinsky d'un côté, et d'un consortium mené par Onepoint de l'autre.
Une nouvelle communication est prévue le 6 juin.
Sanofi, qui affiche la plus forte baisse du CAC 40, dit être "déçu" par la même décision du tribunal du Delaware autorisant des poursuites liées au Zantac, medicament qu'il a aussi commercialisé.
Sanofi annonce son intention de faire appel, un accord excluant le Delaware ayant été conclu précédemment.
Moody's a abaissé la perspective de la note de crédit de Société Générale de "stable" à "négative", ce qui a pesé sur le cours de Bourse de la banque (-1,4%), malgré son faible poids de 1% dans le CAC 40.
TotalEnergies a terminé lanterne rouge du CAC 40 en chutant de -1,6% avec un poids de 8,4%, les cours du pétrole retombant sous les 80 dollars le baril pour le Brent.
Cette baisse intervient malgré la décision de l'OPEP+ de prolonger ses coupes de production, l'organisation commençant à programmer l'arrêt de cette réduction.
La découverte potentielle d'importants gisements de gaz et de pétrole en Corée du Sud a également contribué à la chute des prix du pétrole.
Dasn les principaux chiffres macroéconomiques du jour pour la zone euro, l'Allemagne et la France on notera : En zone euro, l'indice PMI manufacturier s'est établi à 47,3 en mai, un niveau légèrement inférieur aux attentes de 47,4, mais en hausse par rapport à 45,7 en avril, signalant une contraction toujours présente mais à un rythme moindre.
Pour l'Allemagne, le PMI manufacturier est ressorti conforme aux prévisions à 45,4 en mai, dénotant une poursuite de la contraction du secteur après 45,2 en avril.
En France, l'indice PMI manufacturier s'est inscrit à 46,4 en mai, en dessous du consensus de 46,7, bien qu'en amélioration par rapport à 45,3 un mois plus tôt.
Globalement, ces chiffres PMI signalent que le secteur manufacturier reste en territoire de contraction dans les principales économies européennes, mais avec quelques signes d'atténuation en mai, en particulier pour la zone euro dans son ensemble.
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