Zone euro : Les responsables de la BCE ont convenu que la dynamique de croissance plus lente s'étendait à l'année en cours et que certaines données récentes s'étaient révélées encore plus faibles que prévu alors que l'inflation restait inconfortablement inférieure à l'objectif à moyen terme de la banque centrale, selon le compte rendu de la réunion d'avril.

Croissance de l'activité de services dans la zone euro à son plus bas niveau sur 4 mois : Markit
Le PMI IHS Markit Eurozone Services a baissé à 52,5 en mai 2019 contre 52,8 le mois précédent et en dessous du consensus du marché de 53, selon une estimation préliminaire.
Le dernier relevé indiquait la plus faible expansion de l'activité industrielle en quatre mois, la croissance des nouveaux emplois ayant ralenti pour atteindre son plus bas niveau depuis 2014 et le taux de création d'emplois s'étant relâché.
Sur le front des prix, l'inflation des coûts des intrants est restée élevée, principalement sous l'effet de la hausse des salaires et des prix à la production, qui a augmenté au taux le plus faible depuis plus d'un an.
Enfin, les prévisions de croissance pour l'année à venir sont les plus faibles depuis 2014.
France, Le climat des affaires remonte au plus haut depuis l'été dernier en France
Le mouvement social des 'Gilets jaunes' a pesé sur le climat des affaires ces derniers mois, mais les choses semblent rentrer dans l'ordre.
En plein cœur de la crise des Gilets jaunes, de la fin 2018 au tout début 2019, l'indicateur global du climat des affaires avait chuté en France.
Il retrouve finalement petit à petit un niveau plus présentable, semblable à celui de l'été dernier.
L'industrie manufacturière se porte bien
Chaque mois, les chefs d'entreprise répondent à une enquête qui permet d'établir un indicateur qui varie sensiblement en fonction de leur ressenti et surtout de leurs carnets de commandes.
En mai, il ressort donc à 106, comme ce fut le cas pour le mois d'avril.
Il s'agit ici du meilleur niveau atteint depuis juillet 2018… Certains secteurs ont en revanche reculé, c'est notamment le cas des services ou du commerce de détail.
En hausse, l'industrie manufacturière rebondit par rapport au mois d'avril, tandis que l'indicateur du bâtiment est resté stable…
Les dépenses de consommation en Allemagne
Les dépenses de consommation des ménages allemands ont enregistré au premier trimestre leur plus forte hausse depuis huit ans, favorisant un rebond de l'économie également alimenté par le regain d'activité de la construction et la vigueur inattendue des exportations.
Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 0,4% par rapport aux trois derniers mois de 2018, a confirmé jeudi Destatis, l'institut fédéral de la statistique, et de 0,7% en rythme annuel et en données corrigées des variations saisonnières.
La consommation privée a augmenté de 1,2% d'un trimestre sur l'autre, sa plus forte progression depuis 2011, contribuant à la croissance du PIB à hauteur de 0,6 point de pourcentage.
Le moral des entreprises allemandes se détériore pour atteindre son plus bas niveau en 4 ans et demi
L'indice Ifo du climat des affaires en Allemagne a chuté de 1,3 point par rapport au mois précédent pour s'établir à 97,9 en mai 2019, son plus bas niveau depuis novembre 2014 et inférieur aux attentes du marché de 99,1.
L'indicateur des conditions actuelles a chuté à 100,6 contre 103,4 en avril, tandis que le sous-indice des attentes des entreprises est resté inchangé à 95,3.
Le sentiment s'est détérioré chez les fabricants (4,0 vs 4,1), les fournisseurs de services (20,9 vs 26,4) et les grossistes et détaillants (5,4 vs 7,1), tandis que la confiance des constructeurs s'est améliorée (24,4 vs 21,7).
Rejet d'une plainte contre la BCE sur la dette grecque
Le Tribunal de l'Union européenne a annoncé jeudi le rejet d'une plainte visant la banque centrale européenne (BCE) en estimant que cette dernière n'avait pas à indemniser les détenteurs privés d'obligations grecques contraints de subir des pertes lors de la restructuration de la dette publique du pays en 2012.
Des investisseurs espéraient être indemnisés de la décote sur la valeur de leurs titres qui leur avait alors été imposée contre leur gré dans le cadre de cette opération, dont les modalités avaient été acceptées par des créanciers détenant 85,8% des titres de créance.
"Cette restructuration ne constituait pas une atteinte démesurée et intolérable au droit de propriété de ces investisseurs, même s'ils n'avaient pas consenti à cette mesure", a conclu le Tribunal.
Il ajoute dans un communiqué qu'"en l'absence de tout élément de preuve démontrant que la BCE a commis une violation suffisamment caractérisée du droit de l'Union, le Tribunal rejette le recours en indemnité".
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